tanguy roland

C'est une peinture de l'assourdissant. Qui dit le bruit du «bonheur quand il s'en va». Et qui pointe l'impuissance de celui qui seul(ement) – regarde.

Qui sommes-nous, nous qui passons sans entendre le chagrin, la souffrance ou le caprice ?

Qu'il peigne la douleur sur ces visages, qu'il la distille au travers de Vanités, Tanguy Roland peint la vie, ce qui en reste au moins, aprés les naufrages.

Alors il peint vite, sans revenir, jamais, sur ses propres traces. Il peint sans rien qui distraie l'oeil de l'essentiel.Il peint ce que nous n'aimons pas voir et qui nous renvoie à nos douleurs enfouies et à la force que nous avons gagnée à les surmonter.

Dans la vie, Tanguy Roland est douceur, sourire, malice. A mille lieues de ses toiles.

A la longueur d'un pinceau d'elles. Là où « l'extrême du sérieux se dissout en hilarité »